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Les métamorphoses de l’apprenant moderne
10 AVRIL 2015
Le « Modern Learner » dont parle Bersin by Deloitte correspond bien aux observations qu’on peut faire sur le terrain ; il vient compléter le portrait déjà bien fourni de l’apprenant moderne : apprenant 2.0, consommateur de formation… À méditer, pour le plus grand profit de toute stratégie visant à renforcer l’engagement des apprenants dans leur formation.

L’Apprenant Moderne selon l’étude Bersin by Deloitte n’a guère de temps à consacrer à sa formation (1% environ) ; pas de temps à perdre : 4 minutes, c’est le temps au bout duquel il décrochera d’une vidéo. Un mouvement conforme à la tendance générale repérée par les Web designers qui savent disposer de 5 à 10 secondes, guère plus, pour retenir l’attention de l’internaute avant qu’il clique sur autre chose, sur fond d’une plainte partagée par deux tiers des « travailleurs du savoir » de manquer du temps nécessaire pour assurer ce qu’ils ont à faire ! Ce portrait vient confirmer de nombreuses observations qui pointent de surcroît l’impatience des apprenants (non limitée à la génération Y), dont une multiplicité d’écrans, de formats et de propositions se disputent l’attention.

Prendre la parole, l’autre chance de l’apprenant

Des considérations dont doit tenir compte toute stratégie visant à renforcer l’engagement du salarié : cet Apprenant Moderne, véritable enfant gâté du Web, dispose au bout des doigts (montre, smartphone, tablette, PC…) de toute l’information sur tous les sujets, du plus grave au plus futile, sous les formats les plus variés parmi lesquels on note la prépondérance qu’est en train de prendre la vidéo… Le tout, gratuitement le plus souvent ! Par ailleurs, on ne saurait sous-estimer les possibilités offertes à l’apprenant de prendre la parole, très publiquement ou bien au sein d’une communauté choisie, à donner une note aux ressources pédagogiques proposées, à commenter ou lire les commentaires de ses pairs (spécialistes ou non du sujet traité), à s’adresser aux meilleurs experts… Et l’impact positif que ces possibilités auront, quand elles existent dans le dispositif de formation, sur l’engagement des apprenants. On parle ici de l’apprenant 2.0 en référence au Web 2.0 (distinct du Web originel que l’internaute se contentait de consulter). Apprenant 2.0 : voilà qui vient compléter le portrait de « Modern Learner ».

Projeté dans le champ des apprentissages en entreprise, cet « enfant gâté du Web » se mue potentiellement en consommateur de formation : il entretient avec les offres du département formation ou des métiers une relation nourrie de celle qu’il a construite avec les objets et services consommés en dehors de l’entreprise, dans un rapport de force qui lui est toujours plus favorable car il sait pouvoir compter sur l’infinie concurrence des offreurs prêts à beaucoup de sacrifices pour gagner et conserver sa clientèle. Il faut ainsi conserver à l’esprit que l’apprenant est ce client-consommateur volatil (si insatisfait) mais capable d’une fidélité sans faille à un service (à une marque) qui le satisferait pleinement. Aucune chance sinon qu’il s’engage intensément dans sa formation ou dans une relation durable avec le département formation… De l’intérêt pour celui-ci de raisonner en terme de « marque formation ».

Tribune de Michel Diaz initialement parue dans Formaguide

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